Les« littératures de l’imaginaire » recouvrent trois genres, le fantastique, la science-fiction et la fantasy.
Voici quelques titres et leur présentation ci-dessous (merci à la librairie Au Librius et à la médiathèque départementale pour leur aide dans cette sélection)
les termes suivis d'une * sont expliqués !
-Le Cycle de la Tour de garde, Capitale du Sud & Capitale du Nord, de Claire Duvivier et Guillaume Chamanadjian : deux trilogies de 3 tomes de fantasy politique imbriquées l’une dans l’autre. Leurs auteurs, Guillaume Chamanadjian et Claire Duvivier, se sont chacun approprié un morceau de l’intrigue, d’un côté ce qui se passe au Sud, de l’autre ce qui se passe au Nord. Enfermée derrière deux murailles immenses, la Cité est une mégalopole surpeuplée, constituée de multiples duchés. Commis d’épicerie sur le port, Nox est lié depuis son enfance à la maison de la Caouane, la tortue de mer. Il partage son temps entre livraisons de vins prestigieux et sessions de poésie avec ses amis. Suite à un coup d’éclat, il hérite d’un livre de poésie qui raconte l’origine de la Cité. Très vite, Nox se rend compte que le texte fait écho à sa propre histoire. Malgré lui, il se retrouve emporté dans des enjeux politiques qui le dépassent, et confronté à la part sombre de sa ville, une cité-miroir peuplée de monstres.
-L'assassin royal, Cycle de la Citadelle des ombres, de Robin HOBB : Cette saga s'ouvre sur un monde de Fantasy médiévale, à la richesse magnifique, avec une trame de fond qui s'étend sur plusieurs sagas (oui, oui, au-delà de ces 4000 pages...) et dont il faut attendre la toute fin pour saisir toute la préparation. Robin Hobb est une magicienne de la construction d'intrigues fouillées qui se répondent à travers de nombreux arcs narratifs et des dizaine de milliers de pages. Tout est cohérent. Tout s'enchaîne bien, pour aller dans une direction bien définie. Impossible de dissocier l'univers et l'intrigue tant ils sont liés, au système de magie notamment.
-Le Paris des merveilles, de Pierre LEVEL : fantasy, uchronie. Ambiance fin 19° siècle, société de magiciens. Nous sommes en 1909. Mage et gentleman, Louis Denizart Hippolyte Griffont se voit confier une enquête délicate : démasquer un tricheur usant de magie pour écumer un élégant cercle de jeu parisien. Parallèlement, il se trouve plongé au cœur d’une affaire d’état impliquant l’OutreMonde. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’une très séduisante fée renégate, espionne et cambrioleuse à ses heures, refait surface…
-Une espèce en voie de disparition, de Lavie TIDHAR : uchronie* (et si le III° Reich l'avait emporté ?) ; codes du film noir (bas-fonds, femme fatale, machinations et enquête en forme de descente aux enfers) ; format court (collection "une heure-lumière") ; sombre (les travers humains, quelle que soit la version du monde)
-Zona Cero, de Gilberto VILLARROEL : reprise d'un thème classique (le vampire) ; considérations socio-politiques (le Chili post-Pinochet est un personnage autant qu'un décor) ; action (grosses répliques, course-poursuites et explosions comme à Hollywood) ; Histoire secrète (et si gouvernements et Eglises étaient au fait de l'existence des vampires ?)
-La Cité des lamentations : neuf aventures d'Irvin Murray, de Paul Martin GAL : "je ne suis pas de ceux que fait trembler la mort". Ce recueil de 9 nouvelles nous fait découvrir l'aventurier irlandais Irvin Murray baroudant entre l'Afghanistan et l'Irak au milieu des années 30. Véritable Indiana Jones, ce chasseur de trésors va vivre de nombreuses aventures tout aussi dangereuses et épiques les unes que les autres. Celui qu'on surnomme en Orient El Shir, le Tigre, va nous entraîner avec lui dans une vie mouvementée faite de découvertes de tombeaux perdus peuplés d'horreurs antiques, d'affrontements au revolver et au sabre contre des guerriers montagnards et des sectes d'assassins et bien plus encore ! Véritable hommage à la littérature pulp*, et notamment au personnage d'El Borak sorti de l'imaginaire de Robert E. Howard (auteur de Conan le Cimmérien), ce recueil est une pépite pour les amateurs du genre !
-Comme l'exigeait la forêt, de Premee MOHAMED : format court ; le conte (doont les codes sont repris comme moyen de traiter de sujets graves : trauma, arbitraire du pouvoir) ; sombre et inquiétant (mais sans violence gratuite et/ou graphiques) ; coup de coeur de Maxime de la médiathèque départementale !!!
-La grande muraille de Mars, de Alastair REYNOLDS : vertige des possibles (l'imaginaire comme démesure et comme dépaysement) ; auteur majeur (tout une bibliographie à explorer...) ; altérité (à a rencontre de l'autre, humain ou pas) ; Hard SF*
-Villains of Lore (2 tomes), de Jasmine MAS : thème mythologique (relecture du panthéon hellène) ; dark romance*
-Méduse, de Martine DESJARDINS : fantastique gothique (tout en emphase et en références à un imaginaire proche de Tim Burton) ; condition de la femme (littérature de l'imaginaire engagée et critique) ; très appuyé (le ton comme le coeur du récit sont marquants et hors-normes, voire provocateurs); coup de coeur de Maxime de la médiathèque départementale !!!
-Célestopol, de Emmanuel. CHASTELLIERE : Steampunk * ; chroniques (plusieurs récits pour explorer les facettes de Célestopol) ; intertextualité (hommage délibéré à la littérature et à l'imaginaire russe) ; imaginaire ancré dans du connu.
-Babel, de Rebecca. F. KUANG : phénomène éditorial (le genre aussi a ses prix, succès, bestsellers) ; dark academia (la traduction comme noeud d'une intrigue, de n'est pas réservé à Umberto Eco !) ; thèmes forts (dans leur portée comme dans leur présence dans le récit : racisme, impérialisme)
-La trilogie de Liecanius (3 tomes) , de James ISLINGTON : heroic-fantasy* ; format série (prendre le temps de tisser les intrigues et de faire évoluer les personnages)
-Bloodsilver, de Wayne BARROW : ancrage dans des imaginaires établis (le mythe du vampire, à la conquête de l'Ouest) ; Histoire secrète (et si notre monde s'expliquait autrement ?) ; chronique (plusieurs récits, pour dessiner une époque, un lieu)
*uchronie : récit imaginaire qui repose sur la réécriture de l'Histoire en modifiant le passé
*littérature pulp : histoires au contenu fort, avec une abondance de crimes violents, de sauvagerie et de situations macabres
*hard SF : fondée sur des théories scientifiques avérées et pointues
*dark romance : « romance sombre », dérivé de la romance et de la littérature érotique. Elle met en scène des amours impossibles où les violences psychologiques et sexuelles sont généralement répandues
*steampunk : vision du future proche de celle de Jules Verne
*Dark academia : vintage et romantique. Marie élégance classique et esthétique intellectuelle d'une autre époque. Ce look traditionnel et intemporel évoque une vision romantique du monde universitaire, teintée de mystère et d'une légère mélancolie.
*heroic-fantasy : grande fresque épique dans un monde complètement différent du nôtre



